J’ai bien aimé tomber par hasard l’autre jour sur ce poème en ouvrant “Plume”, d’Henri Michaux.

PENSEES

Penser, vivre, mer peu distincte;
Moi - ça - tremble,
Infini incessamment qui tressaille.

Ombres de mondes infimes,
ombres d’ombres,
cendres d’ailes.

Pensées à la nage merveilleuse,
qui glissez en nous, entre nous, loin de nous,
loin de nous éclairer, loin de rien pénétrer;

étrangères en nos maisons,
toujours à colporter,
poussières pour nous distraire et nous éparpiller
la vie.

Autre belle découverte d’il y a quelques semaines, le magnifique nouvel album de Patrick Watson, “Wooden Arms”, dans la veine du premier, plus ambitieux, moins formaté…